Mercredi 14 février 2007
Dans une démocratie, les citoyens doivent voter en connaissance de cause, ce qui veut dire que les candidats ont un devoir de clarté et de transparence.J’attendais avec impatience l’annonce du programme de Ségolène Royal pour offrir à nos compatriotes un vrai débat projet contre projet.
J’aurais aimé que le PS fasse le même travail d’autocritique que l’UMP, de remise en cause des politiques menées ces dernières décennies, qu’il regarde l’évolution politique de nos partenaires européens, qu’il tourne le dos à l’idéologie et se projette vers l’avenir.
Ségolène Royal aurait pu faire prendre au PS un tournant social-démocrate, elle qui demandait aux militants socialistes de ne pas craindre les « idées neuves ».
Ce que j’ai entendu dimanche dernier me laisse penser que les lubies socialistes ont encore de beaux jours devant elles.
Pourtant, lorsqu’elle a commencé à parler de la dette, de la nécessaire réforme de l’Etat, du soutien aux entreprises et à l’innovation pour créer de la croissance économique, j’ai eu le sentiment qu’elle tirait les leçons de l’échec du dogme socialiste.
Malheureusement, comme il fallait s’y attendre, les vieilles recettes socialistes ont refait surface. Loin de promouvoir des « idées neuves », elle a recyclé la politique Jospin.
Alors que nos finances publiques supportent de moins en moins le poids de la dette et du déficit, Ségolène Royal propose de nouvelles dépenses sans même se poser la question de leur financement.
Ainsi, s’engage-t-elle à augmenter les petites retraites de 5 % sans nous dire ce qu’est une petite retraite et encore moins ce qu’elle fera pour assurer la pérennité de notre système de retraite par répartition. Soyons clairs, si nous augmentons les pensions ce sont les « actifs » qui les paieront.
Concernant le SMIC à 1 500 euros dès 2007, voilà une idée généreuse mais préjudiciable aux entreprises comme aux salariés. Nous savons qu’une augmentation sensible du SMIC, dans un contexte économique difficile, est défavorable à l’emploi mais aussi à l’investissement.
Les socialistes ont voulu faire croire aux Français qu’on pouvait travailler moins et gagner plus. Cette expérience des 35 heures, sur lesquelles ils ne disent pas un mot, les place bien mal pour parler aux travailleurs de « pouvoir d’achat garanti ».
Par ailleurs, la gauche ne propose rien d’autre aux jeunes de notre pays que des emplois aidés et un assistanat généralisé. Partout en Europe, on encourage l’esprit d’entreprise, on favorise le travail, on récompense l’effort et le mérite, on crée un environnement favorable aux entreprises et à l’emploi, sauf en France ?
Ce dont a besoin la jeunesse c’est moins de la tutelle de l’Etat que d’une école de l’excellence, d’universités performantes, d’une formation professionnalisante, de liens renforcés avec les entreprises.
Dans un tout autre domaine, celui de la sécurité, Madame Royal nous propose rien de mieux que de restaurer la police de proximité dont nous avons vu le bilan, à savoir une augmentation de la délinquance de 17,8% entre 1997 et 2002.
Ce n’est pas ce que je veux pour mon pays, ce à quoi j’aspire. La France a trop payé les errements socialistes pour en subir à nouveau le prix. Il est temps de proposer de vraies « idées neuves », de rompre avec nos échecs et nos erreurs.
Nicolas Sarkozy, et toute l’UMP avec lui, font le choix de la clarté, de la transparence et de la franchise. Quand d’autres font le choix de se taire sur les régimes spéciaux, sur les 35 heures, sur la fiscalité, sur l’Europe et sur tous les grands sujets qui appellent une réponse, nous, avec Nicolas Sarkozy, prenons des positions claires et proposons des idées concrètes.
C’est déjà là une rupture dans la manière de faire la politique.
Par Cédric L'haridon
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Publié dans : Actualités
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