Les élections nationales sont passées, les résultats du second tour des législatives dessinent la nouvelle assemblée. Le Président de la République dispose d’une majorité au Parlement. Le gouvernement Fillon tire sa légitimité du soutien d’environ 345 députés sur 577.
Réjouissons-nous d’avoir épargné à la France une nouvelle cohabitation. Soyons également fiers d’avoir mis fin à un cycle de vote sanction ayant conduit au rejet systématique des majorités sortantes.
Le projet que nous avons soutenu et que nous soutenons est celui choisi majoritairement par nos compatriotes pour être mis en œuvre dès aujourd’hui et pendant 5 ans.
Nicolas Sarkozy est, depuis le 6 mai, notre nouveau Président de la République. François Fillon, reconduit aujourd’hui dans ses fonctions, notre nouveau Premier Ministre. Et en ce lendemain d’élections législatives, la nouvelle représentation nationale est à dominante bleue.
Pour autant, gardons-nous de tout triomphalisme. Ne masquons pas nos échecs, nos erreurs et nos défaites.
Dans notre région des Pays de la Loire, nous perdons 5 députés UMP. Dans ma propre circonscription, Jean-Marie Geveaux, député sortant, est battu par la candidate socialiste.
Je ne veux faire porter la responsabilité à personne. Certes, la mobilisation à droite n’était pas à la hauteur de nos espoirs et de ce qu’elle a été lors de la présidentielle. Certes, la polémique autour de la TVA sociale n’a pas facilité le travail de nos candidats. Il est vrai qu’en pleine campagne électorale, et en une semaine, nous ne pouvions pas débattre, dans de bonnes conditions, de ce projet, ni faire la pédagogie nécessaire.
Les résultats dans notre région nous obligent à agir et à aller au bout de notre projet. C’est la seule façon de reconquérir tout un électorat acquis à la gauche. Ce ne sont pas par les promesses mais par les actes que nous les convaincrons. C’est en menant une politique de croissance économique, de plein emploi, d’égalité des chances, de promotion sociale, de mobilité sociale, d’école de l’excellence, d’universités performantes, de sécurisation des parcours professionnels, d’accès à la propriété, que nous réduirons la fracture électorale, la fracture sociale.
Les républicains que nous sommes ne peuvent laisser les quartiers populaires et les agglomérations se perdrent à gauche. La solution à leurs problèmes n’est pas dans le statu quo, ni dans l’opposition. Ne laissons pas la gauche gagner du terrain, c’est une impasse.
Un immense travail nous attend. Ne nous résignons pas à ce que les villes de l’Ouest soient aux couleurs de la rose. Il va falloir agir sur le long terme, investir la vie locale des quartiers, retirer à la gauche son monopole, œuvrer au quotidien, jour après jour, au cœur de ces territoires, pour aider celles et ceux qui veulent s’en sortir à y arriver. Que les jeunes de ces cités puissent réussir leurs études, s’insérer professionnellement et se hisser socialement. Que chacun puisse suivre une formation lui permettant de trouver une place dans la société, d’améliorer son quotidien, de vivre des fruits de son travail.
Sans rien renier de ce que nous sommes, de ce en quoi en croyons, sans occulter nos différences avec les socialistes, bien au contraire, tout en promouvant une société du mérite, de l’effort, du travail, sans sombrer dans l’assistanat, le nivellement par le bas et l’égalitarisme, nous avons le devoir de faire comme Nicolas Sarkozy de la justice un cheval de bataille. Parce que nous ne partons pas tous avec les mêmes chances sur la ligne de départ, nous devons faire de la droite la première force politique engagée sur le terrain au service de tous nos compatriotes désireux de réussir par leur travail, par leurs efforts et par leurs mérites.
Au gouvernement de faire son travail, à nos députés sarthois de l’aider dans sa tâche, de réussir les réformes. A nous, dans notre fédération, d’agir dans nos cantons, à la campagne comme à la ville, pour expliquer les réformes, faire la pédagogie de notre projet et participer à la vie politique locale.
« Le temps de l’action a commencé. »
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Les résultats sarthois, à l'image du
pays, mettent en évidence nos candidats. Ainsi, François Fillon est brillament élu au premier tour dans notre quatrième circonscription. Alors que beaucoup de ses opposants lui assuraient une rude
bataille, le KO semble évident. Assurant ainsi sa légitimité personnelle d'une part, mais aussi et surtout la légitimité de tout un gouvernement, et de son Président de la république. Nous le
souhaition tous, nous en avons tous rêvé, mais cela nous étonne toujours !
Fabienne Labrette
Ménager, candidate dans la première circonscription sarthoise, mène tambour battant sa campagne pour les législatives et sera présente dans différents cantons de sa circonscription dans les jours
qui viennent.