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Jeudi 5 juillet 2007
Par Morgane, que je remercie au passage !


logojpop72.png     Autonomie des universités: un enjeu pour les etudiants francais sans précédent
   
    Tout le monde peut s'accorder sur le fait que les universités francaises ne sont plus compétitives. Alors que la France ne rayonne plus par son enseignement supérieur, la seule solution  pour y remédier est l'autonomie des universités.

    Elle permettrait en effet le developpement respectif des compétences de chaque université francaise. Cependant l'opposition farouche des différents syndicats fait que les pays voisins en profitent alors pour se developper laissant « sur le bords de la route » nos universités françaises.

En tant qu'ancienne etudiante en médecine, je ne me suis pas rendu compte de l'importance de reformer nos universités car on peut dire que c'est peut être une des seules épargnée par cette decadence... En effet un diplôme de médecine sera toujours reconnu et débouchera systématiquement sur un  emploi, ce qui est loin d'être le cas pour tous les diplomes proposés aux etudiants.

C'est là que le bas blesse , les universités françaises vont devoir se reformer car il est  anormal qu'en 2007 en France un etudiant fasse des etudes, acquiere un diplôme sans la certitude que celui ci soit reconnu un jour sur le marché du travail...

Dans ce contexte, les universités françaises auraient besoin de s'adapter, de multiplier les initiatives,  faire valoir leurs diplômes et leurs étudiants sur la scène française mais aussi internationale. Ainsi quand on parle « d'autonomie des universités », il s'agit de connaître la part d'independance qu'elles peuvent acquerir aupres du Ministere de l'Education.

En effet, meme si des conseils d'administration peuvent voter le budget par exemple, les universités demeurent dependantes du pouvoir du Ministere que ce soit en matiere de ressources humaines ou de financement...

Il est donc curieux que ces universités dont la principale richesse est les ressources humaines ne puissent pas la maitriser. Ainsi, d'une part l'indépendance des universités et des laboratoires est garantie pour leur permettre de mener librement leurs recherches et d'autre part,  l'université ne peut pas créer ou supprimer de postes librement. Et encore moins recruter et rémunérer librement son personnel, (qui relève du budget de l'Etat)...De plus,financées par l'Etat pour l'essentiel de leurs ressources, les universités ne peuvent  pas disposer librement de leur budget de fonctionnement et d'investissement. Elles n'ont pas le contrôle de l'attribution des bourses (contrôlée par l'Etat), de l'hébergement des étudiants ou encore des services de restauration (gérés par les CROUS). Ainsi,les étudiants répondent à la faiblesse du budget mais aussi à la faiblesse d'identité de ces établissements, par une absence de reconnaissance . Or, en ne se montrant pas fiers de nos établissements d'origine, en ne les soutenant pas, nous,étudiants contribuont à les dévaloriser. Je pense donc que le système gagnerait en efficacité si l'Etat déléguait davantage ses compétences.

Paradoxalement, cette reforme que veut mettre en place le gouvernement en leguant une partie de son « pouvoir » pose un probleme en interne et non a l'Etat,...En effet ce sont les enseignants, l'administration et certains syndicats étudiants (bien evidemment à gauche) qui s'y opposent,,,pour eux « autonomie des universités » rime uniquement avec concurrence, sélection, augmentation des frais d'inscription et inegalités...

Il est vrai que si chaque université gagne en liberté, certaines seront évidemment tentées de mettre en place des politiques de sélection ou d'augmentation de leurs ressources, via les frais de scolarité. Les universités les plus innovantes pourraient prendre une longueur d'avance sur les autres et ainsi mieux valoriser leurs diplômes sur le marché du travail.

Pourtant, à ne pas vouloir que les universités jouent le jeu de la concurrence, celles-ci vont perdre leur place collectivement, tout simplement parce qu'elles ne sont pas les seules à proposer des formations au sein de l'enseignement supérieur, et que les nouveaux bacheliers prennent acte de leur impuissance à évoluer.

De plus on peut deja remarquer que le systeme actuel a créé des  inégalités entre les universités...Ainsi,  cette liberté trouvée, rien n'interdirait alors à une petite université régionale de s'affirmer ,tandis qu'aujourd'hui, la predominance revient le plus souvent  aux universités historiques (et souvent parisiennes). L'absence d'autonomie fige les inégalités entre établissements, elle ne les réduit pas.

Donnons une chance à cette reforme, nous, étudiants en avons besoin et j'aimerais donner un conseil aux syndicats etudiants de gauche particulièrement: essayez d'exister en amenant une impulsion au debat et des idées plutot que de  créer un climat hostile et donc stérile...
Par Morgane Trigolet - Publié dans : Actualités
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